Le 5 janvier, l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing (ANVL) est appelée pour des chauves-souris récupérées dans un volet roulant démonté pour des travaux, à Fontainebleau. Les individus sont sécurisés dans un carton, mais il faut faire vite : il fait un froid glacial… 

 Le réseau SOS Chiros d’Azimut230 s’organise et les 74 pipistrelles sont rapatriées le jour même au centre de soin de la faune sauvage Faune Alfort. 

Un autre problème se pose cependant : Faune Alfort n’a pas la capacité d’accueillir sur le long terme autant de chauves-souris d’un coup et les plonger en hibernation artificielle.

 Le réseau SOS est alors sollicité pour une nouvelle mission : trouver un site pour relâcher les chauves-souris, afin qu’elles puissent poursuivre naturellement leur hibernation.

Une solution émerge dès le 6 janvier, du côté de l’Office National des Forêts, qui a récemment mis en protection un bâti en forêt de Fontainebleau, dans lequel des gîtes devraient être posés et pourraient correspondre aux exigences des pipistrelles. En attendant que les gîtes soient installés (plus tard dans la semaine), Faune Alfort continue de nourrir les chauves-souris, afin de reconstituer les réserves dont elles ont besoin pour finir l’hibernation. 

 Les nichoirs prêts pour accueillir les chauves-souris, un nouveau rapatriement s’organise, cette fois pour ramener les chauves-souris de Faune-Alfort vers Fontainebleau, et dès le 8 janvier, 25 pipistrelles sont installées dans leurs nouveaux quartiers. 

 A ce jour, seules trois pipistrelles de cet imposant groupe demeurent à Faune Alfort, car leur état ne permet pas de les relâcher. 

En tout, ce sont donc quatre structures qui se sont mobilisées pour cet incident particulièrement spectaculaire, illustrant le dynamisme et la réactivité du réseau SOS chauves-souris francilien !